Cette semaine nous accueillons Jean-Marc Hick, notre Chief Technology Officer, qui officie chez Rever depuis le lancement de la société.

Bonjour Jean-Marc, raconte-nous un peu ton parcours.

Mon intérêt pour l’informatique a débuté lorsque j’avais 15 ou 16 ans, j’ai commencé à programmer en Basic et j’ai rapidement su que je voulais continuer mon parcours scolaire dans cette branche, l’Université de Namur proposait un cursus poussé en la matière, c’est d’ailleurs l’une des toutes premières Facultés d’Informatique en Europe. J’ai ensuite eu la chance d’y travailler comme chercheur pour le Professeur Jean-Luc Hainaut qui est un des pionniers de l’enseignement informatique en Belgique, le sujet de ma thèse était « La maintenance et l’évolution des applications de bases de données relationnelles ». A la fin de mon doctorat, je me suis associé à mes collègues de la Faculté, Jean Henrard et Didier Roland, afin de travailler sur un projet commun dans ce domaine. C’est ainsi que la société Rever a vu le jour en 2004.

Le logiciel DB-Main (modélisation de données) a été le pont en quelque sorte entre tes années à l’Université de Namur, où ce logiciel a été développé, et la société Rever qui continue à le développer depuis lors. La transition a-t-elle été simple ?

A l’université, on est plutôt dans le pratique et on imagine des choses très belles et fonctionnelles, mais qui prennent beaucoup de temps à développer, à tester. On s’est vite rendu compte qu’entre ce qui se faisait dans le monde de la recherche et celui de l’entreprise, il y avait un gouffre. Les entreprises ont des besoins plus concrets et immédiats. On a donc dû rapidement s’adapter au marché et aux attentes des clients pour être efficace.

Tu t’es longtemps consacré à DB-Main, à son développement et à sa maintenance. Ton nouveau poste de CTO te laisse-t-il encore le loisir de suivre les développements de ce logiciel historique ?

Le poste de CTO vient effectivement avec beaucoup de responsabilités, il s’agit avant tout de bien séparer les tâches afin d’être le plus efficace possible sur tous les fronts. Mais il n’est pas question d’abandonner le développement de DB-Main. Continuer à travailler sur les outils de Rever me permet de garder un regard à 360° sur les besoins et attentes du marché, nous travaillons d’ailleurs à la prochaine évolution de DB-Main, le but étant d’en faire un tout nouvel outil car il y a encore beaucoup de choses à faire au niveau de la modélisation et de l’évolution des bases de données.

Es-tu impliqué dans le développement du logiciel DataSemantics Suite également ? Qu’apporte ton expérience sur ce projet ?

Oui, je suis impliqué également, je réfléchis avec l’équipe aux spécifications de cet outil. J’apporte mon expérience en développement continu d’outils, des spécifications jusqu’aux tests. Nous utilisons la méthode Agile que j’apprécie particulièrement et qui s’intègre bien avec le développement continu, on essaie d’appliquer au mieux la méthode « Extreme programming ». J’apporte aussi mon expérience au niveau du back-end (implémentation et utilisation de DB-Main, etc.), tandis que mon collègue Loup Meurice, particulièrement à l’aise avec les interfaces par exemple, s’occupe plutôt du front-end au niveau de DataSemantics. Nous formons une bonne équipe avec tous nos développeurs, on se connaît bien, parfois depuis longtemps, et cela facilite le dialogue et l’avancée des projets car nous allons tous dans la même direction.

Pas trop dur de jongler entre tes multiples responsabilités ? Que retires-tu de cette expérience ?

Le principal est de bien être préparé, que ce soit pour les réunions (dans le cadre de mes fonctions de CTO ou de développeur) ou lors de projets pour nos clients. Je me considère plus comme un médiateur dans ma fonction de CTO, entre la partie technique et la partie de gestion. Ca n’a pas été évident tout de suite, j’ai dû chercher quelle méthode fonctionnerait le mieux pour l’équipe et dans l’optique de faire progresser Rever. J’ai dû apprendre à mener des négociations, ce qui ne m’était pas naturel par mon passé de chercheur, mais j’ai tendance à partager les responsabilités, il faut savoir déléguer quand nécessaire, pour le bien du but commun. C’est un challenge passionnant au quotidien et cela me permet de m’impliquer plus encore pour faire avancer Rever.

Le département technique de Rever est appelé à continuer à s’étendre. Quels sont les attributs que vous recherchez chez vos futurs collaborateurs ?

La jeunesse ! Avec Jean et Didier, nous sommes là depuis la création de Rever, et il est important pour nous de travailler avec des gens issus de générations plus jeunes qui apportent cette nouveauté (nouvelles technologies) qui vient contrebalancer notre longue expérience. Pour nos futurs collaborateurs, étant donné que nous sommes très forts en back-end (en toute modestie), on se tourne plutôt vers des spécialistes du front-end. Nous développons essentiellement en Java, donc ce langage doit être parfaitement maîtrisé par nos développeurs, ainsi que Struts et Javascript pour travailler sur les interfaces de nos logiciels.

Mais nous ne sommes pas partisans de cloisonner les compétences, donc idéalement nous cherchons des profils capables de s’adapter et de pouvoir aider selon le type de projet.

Pour nos projets de migration et autres services outillés en entreprise, on cherche aussi des gens capables de travailler avec le « legacy », donc une bonne connaissance de langages informatiques moins utilisés de nos jours. Le service outillé demande bien sûr de pouvoir procéder aux installations ad hoc chez les clients.

Nous voici déjà à la fin de ce passionnant entretien, merci Jean-Marc, on te laisse vite retourner à ton agenda bien rempli!